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Le Moulin de Poyaller est ouvert tous les Après-Midi en MAI
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Le premier faon est né le 10 Mai ; c'est un petit faon brun, tacheté de blanc, né d'un cerf brun et d'une biche brune.
Les naissances vont désormais s'étaler régulièrement jusque la fin du mois de Juin.
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Tous les cerfs ont désormais perdu leur bois. Pour certains les nouveaux bois ont presque fini leur croissance
couverts de ce velours caractéristique, très doux et chaud.
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les chevreaux commencent à grandir et à ,jouer ensemble.
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les bébé wallabies commencent à sortir la tête de la poche des mamans, même si le froid du début du mois de Mai les dérange un peu.
Le Wallaby Albinos, venu rejoindre le groupe et remplacer le mêle précédent, s'habitue à ses nouvelles femelles.
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Le couple de chevaux falabella attend également la naissance de leur premier poulain,
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Les alpagas sont de plus en plus nombreux; nous attendons impatiemment la première naissance de cria (bébé alpaga).
A noter, le Samedi 26 Juin ,
pour terminer la Fête Nationale des Moulins,
Le Moulin de Poyaller sera
ouvert à la visite entre 14h et 19h,
au tarif unique de 1 €,
pour tous, de 2ans à 177ans
En attendant, cette petite histoire d'un cerf blanc qui s'était roulé dans la farine....
A cette époque, le meunier livrait lui-même ses clients et, pour ne pas leur déplaire et aussi parce qu’il aimait çà, à chaque arrêt, il acceptait de prendre un verre ou deux et se lançait dans d’interminables discussions qu’il oubliait très vite.
Ce jour-là, après avoir déjà livré le 5é client, le meunier était encore frais, au moins, il le pensait. Alors qu’il traversait la forêt, il vit, près d’un ruisseau, un Grand Cerf doté d’une paire de bois qui lui parut gigantesque. Toujours inquiet d’une possible agression de vagabonds, le meunier avait pris l’habitude d’emmener avec lui son fusil. Rapidement il le chargea, épaula, visa le cerf et enfin tira, faisant s’envoler des milliers d’oiseaux, effrayés par le bruit infernal qui jaillit du canon du fusil.
Il posa le fusil sur ses genoux et observa… plus rien. Le cerf était probablement tombé dans l’herbe haute et devenu invisible. Il s’approcha, mais ne vit rien d’autres que quelques brins d’herbe écrasés, semblant témoigner de la présence récente d’un animal à cet endroit.
Le meunier reprit sa route, mais il aurait vraiment aimé montrer ce superbe animal à ses clients. Personne n’allait le croire, un Cerf énorme! Tant pis, ce sera pour une autre fois, se disait-il. Et la journée se poursuivit, comme à l’habitude.
Le soir, quand il repassa près du ruisseau, il avait encore tellement bu qu’il s’était assoupi, laissant le soin à l’âne Cadichon de ramener la charrette presque vide au moulin. Le cerf était revenu. Quand il le vit, Cadichon se mit à braire, tentant de faire comprendre au grand cerf que son maître endormi était incapable de lui faire le moindre mal.
Semblant comprendre, il s’approcha, puis l’âne lui fit signe de le suivre jusqu’au moulin. Le cerf hésita un peu, renifla le meunier endormi, puis il se mit à suivre l’âne et la charrette.
Arrivé au moulin, le cerf alerté par quelques mouvements paraissant indiquer le réveil du meunier, alla se réfugier dans le moulin dont la porte était grande ouverte. Il n’avait jamais vu çà, à l’intérieur, tout était blanc, et puis il y avait, partout, de très gros sacs qui sentaient bon.
Ils sentaient ce que lui, le cerf aimait par-dessus tout quand il en trouvait à certaines périodes de l’année, au milieu des graines muries par le soleil. Il s’en approcha, puis, à l’aide de ses bois, fit un trou dans un sac, puis dans un 2é, et encore un 3é et un 4é. Qu’elle était bonne cette poussière blanche qu’il était libre de manger, autant qu’il en voulait!
C’est alors que, par la fenêtre, il vit la tête du meunier, puis les cris de ce dernier, furieux de voir sa farine éparpillée partout dans le moulin. Le cerf ne fit ni une ni deux ; il bondit, arrachant au passage, un sac accroché au plafond qui finit de le blanchir totalement. Et c’est un cerf tout blanc qui sortit du moulin à ce moment devant les yeux ahuris du meunier et de son âne.
Depuis ce jour, quand une graine de farine vient se mêler à une graine de biche, il arrive qu’un jeune faon naisse tout blanc.
Au Moulin de Poyaller, nous avons retrouvé un descendant de l’âne. Il s’appelle aussi Cadichon et avec Cadichette, ils ont encore fait un petit, ce printemps 2009. Le meunier buvait trop. C’est une meunière, Martine, plus sage qui l’a remplacé et qui fabrique ce qu’aujourd’hui, on appelle farine « bio » alors qu’autrefois « farine » suffisait amplement à justifier la qualité du produit.
Et puis, dans la forêt, il ne fait plus de tournées, Jean-Charles s’occupe de préserver les quelques cerfs blancs qui, avec des graines de biches et des graines de farine, parviennent à faire naître d’autres faons tout blancs.
Jean-Charles BIREMBAUT
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